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juin 2019

« KWEI KWAÏ! » D’ICI MAURICIE CENTRE-DU-QUÉBEC

Par: |juin 17th, 2019|

Kwei Kwaï! est une série de reportages d’ICI Mauricie Centre-du-Québec sur les différents peuples autochtone qui occupent le grand territoire de la Mauricie-Centre-du-Québec.

Parmi les différentes entrevues réalisées, trois d’entre elles représentent fièrement la Nation Abénakise.

Tout d’abord, rencontrez Marc-Olivier O’Bomsawin, « le jeune aîné » qui explique comment est né ce si grand intérêt pour sa culture. – Cliquez ici!

Puis, nous vous invitons découvrir les jeunes du projet Niona qui présentent leur projet de diffusion et de mise en valeur de la culture abénakise. – Cliquez ici!

Finalement, rencontrez l’artiste pluridisciplinaire et anthropologue du vêtement Sylvain Rivard. – Cliquez ici!

Un grand merci à Josée Bourassa et toute son équipe pour cette belle visibilité et pour son bel intérêt envers notre Nation.

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ABÉNAKIS EN AFFAIRES | ATELIER LA PLUME BLANCHE

Par: |juin 13th, 2019|

Saviez-vous que certaines raquettes arboraient un motif qui permettait d’identifier à quelle famille appartenaient les traces laissées dans la neige?

À l’affiche dans cette édition d’Abénakis en affaires, nous parlons de la babiche, matériel qui fut grandement utilisé par M. Jean-Paul Lamirande de l’atelier La Plume Blanche à Odanak. Artisan passionné, il est connu pour sa fabrication de raquettes et chaises en babiche ainsi que pour l’exposition Oliver Lodge qui, jadis, nous en apprenait davantage à propos de la culture abénakise.

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NOUVELLE AEC EN COORDINATION D’ÉVÉNEMENTS À L’INSTITUTION KIUNA

Par: |juin 11th, 2019|

Il y a du nouveau à Kiuna!

Il s’agit d’une toute nouvelle AEC en Coordination d’événements qui sera offerte à l’Institution Kiuna à la session d’automne 2019. D’autre part, dans le programme Arts, lettres et communication, la langue algonquine (niveau débutant) s’ajoutera à l’atikamekw, à la langue abénakise et à l’innu. Il est encore temps de s’inscrire!

Pour plus d’information, vous pouvez consulter le site web de l’Institution Kiuna: http://kiuna-college.com/fra/

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ALANIS OBOMSAWIN, ARTISTE VISUELLE, DE CAROLINE MONTPETIT – LE DEVOIR

Par: |juin 10th, 2019|

Illustration: Alanis Obomsawin Alanis Obomsawin, « La grande visite », 2007

Caroline Montpetit, Le Devoir, 8 juin 2019 – Après la crise d’Oka de 1990, l’artiste waban-akise Alanis Obomsawin, connue surtout comme documentariste, a senti le besoin de s’exprimer à travers les arts visuels. Elle crée alors un monotype sur plexiglas représentant une tête de cheval et l’intitule Cheval vert. Ce cheval vert, elle l’a déjà rencontré en rêve. Dans ce rêve, le cheval la poursuivait tous les jours. Un jour, pour l’éviter, elle entre dans une maison où un homme dort, qu’elle ne doit pas réveiller sous peine de se faire violer. Elle entre en contact avec le cheval et lui promet de le visiter tous les jours en échange de sa liberté.

À 86 ans, Alanis Obomsawin présente une première exposition solo de ses oeuvres, surtout des gravures à la pointe sèche, au Musée des beaux-arts de Montréal. Les oeuvres présentées ont toutes été réalisées après 1990, même si l’artiste a commencé à travailler la gravure dans les années 1970. On y retrouve des thèmes chers à l’artiste, plusieurs gravures liées au monde animal, à l’histoire amérindienne et à la maternité. Une série de gravures, qui montre des mères accompagnées de leurs enfants, s’intitule Mère de tant d’enfants. C’est d’ailleurs le nom qu’Alanis Obomsawin avait donné à un film qu’elle a réalisé en 1975. « C’était l’Année de la femme, se souvient-il. Mon Dieu que ça avait été difficile à réaliser. Aujourd’hui, c’est plus facile, je n’ai plus besoin de me battre », dit-elle en entrevue. En général, elle est d’ailleurs très optimiste au sujet de la situation des Autochtones au Canada. Elle se réjouit de voir de jeunes Autochtones se relever et se battre plutôt que de penser au suicide. Reste que son oeuvre reflète une partie des misères endurées par les communautés autochtones, et waban-akise en particulier, au fil des décennies.

« Dans la culture autochtone, les femmes gardaient les enfants avec elles en tout temps. Elles les portaient pour aller travailler, jusqu’à l’âge de quatre ou cinq ans. C’était un aspect très important de la culture », dit-elle. Or, l’une de ses gravures, intitulée Qu’est devenu mon enfant, illustre le drame vécu par les mères dont les enfants ont été forcés d’être emmenés au pensionnat. Certaines de ces mères n’ont jamais revu leurs enfants, et n’ont jamais su ce qu’il en était advenu.

Paniers tressés
L’exposition présente également des éléments de la culture waban-akise, dont les fabuleux paniers qui ont fait la réputation de son peuple. « À une certaine époque, raconte Alanis Obomsawin, tout le monde fabriquait des paniers. » Elle dit s’ennuyer du foin d’odeur qui séchait devant chaque maison, à Odanak. Une de ses oeuvres est d’ailleurs dédiée à Agnès Panadis, une tresseuse de paniers connue du village. La salle du musée consacrée à l’exposition propose aussi de magnifiques spécimens de ces paniers. Un panier de mariage, signé Emilia M’Sadoqies, est orné d’une multitude de petits paniers, et d’un oiseau qui en porte un dans son bec. Et il faut entendre Alanis Obomsawin raconter comment sa mère se sauvait pour éviter d’aller vendre les paniers aux touristes. L’exposition présente aussi un col et un sac brodé de la grand-mère d’Alanis Obomsawin, Marie-Anne Nagajoie. « Ma grand-mère, Marie-Anne Nagajoie, disait “Mariah aura une vie difficile, parce qu’elle refuse de faire des paniers” », raconte-t-elle.

Une autre gravure fait référence à Ozonkhiline, ce Waban-Aki qui a emprunté les rails à pied, d’Odanak jusqu’à Darmouth College, au New Hampshire, en 1823. « C’était une période où on perdait toutes les terres, raconte-t-elle. L’Université de Darmouth était construite sur des terres autochtones. Pour cette raison, les Autochtones avaient le droit d’y suivre des cours gratuitement. » C’est l’éducation qu’Ozonkhilin était parti chercher à pied. À son retour au village, Ozonkhilin est devenu un pasteur méthodiste et a introduit le protestantisme au village.

L’importance des rêves
Les rêves, très importants dans la culture amérindienne, ont toujours été d’un grand secours pour Alanis Obomsawin, qui a trouvé la paix dans le sommeil. Elle se souvient que dans l’un d’eux, des étrangers établis à Odanak voulaient l’enterrer vivante parce qu’elle était différente. Dans son rêve, elle a émergé du cimetière, coiffée de bois d’animaux. À partir de ce moment, elle a pu circuler à l’aise dans le village parce qu’elle était devenue invisible.

Pourtant, Alanis Obomsawin est tout sauf invisible ou enterrée. Vendredi, elle donnait des entrevues toute vêtue de rouge, en hommage aux femmes et aux filles autochtones assassinées ou disparues. C’est la couleur que le musée a donnée aux murs de l’exposition, pour la même raison.

Alanis Obomsawin, œuvres gravées. Une artiste et sa nation: les vanniers waban-akis d’Odanak
Musée des beaux-arts de Montréal, du 7 juin au 25 août 2019

Source: Le Devoir 

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QUATRE NATIONS AUTOCHTONES S’UNISSENT POUR AFFIRMER LEUR AUTONOMIE TERRITORIALE

Par: |juin 6th, 2019|

Des Chefs et représentants élus des Nations innues, malécites, abénakises et atikamekw étaient rassemblés jeudi à Québec afin de sceller une alliance internations basée sur l’affirmation de leur droit à l’autodétermination et de leur droit inhérent à l’autonomie gouvernementale. Par cette Déclaration, les Premières Nations signataires se donnent les moyens d’affirmer et de solidifier leurs relations, notamment en concluant des accords ou des arrangements favorisant la coexistence harmonieuse sur le territoire;

« Que les relations entre nous, les Premières Nations signataires, soient fondées sur la reconnaissance et le respect de nos droits, besoins et culture respectifs, tout en favorisant l’entraide, la collaboration, l’échange et le partenariat, comme l’auraient fait nos ancêtres. Que nous, les Premières Nations signataires, soyons les gardiennes de ces engagements et en assurions la mise en œuvre » – Extrait de la Déclaration.

Cette démarche sans précédent s’inscrit dans la volonté des Premières Nations concernées d’envoyer un message clair aux gouvernements qu’aucune forme d’ingérence politique ne peut être tolérée lorsqu’il s’agit d’ententes ou de mesures susceptibles d’avoir un impact sur nos territoires jamais cédés. Les territoires ancestraux de Ndakinna, Nitaskinan, Nitassinan et de Wolastokuk n’ayant jamais été cédés, les Nations affirment ainsi leurs droits légitimes de décider de manière autonome de l’avenir, de l’utilisation et de la gestion des territoires ancestraux respectifs. Elles conviennent qu’il est de leur responsabilité d’établir des accords les concernant selon leurs valeurs et leurs coutumes.

« Depuis des temps immémoriaux, et ce, bien avant l’arrivée des colons européens, les Premières Nations innues, malécites, abénakises et atikamekw ont habité de façon continue sur les territoires de leurs ancêtres. Historiquement, lorsqu’il était question des zones de chevauchement, nous avons toujours été en mesure de partager et de gérer harmonieusement l’utilisation du territoire. C’est à nous de décider ce que nous voulons ou ne voulons pas sur nos territoires », ont déclaré les élus.

Cette alliance, scellée sur la base du droit à l’autodétermination et au droit inhérent à l’autonomie gouvernementale, démontre un engagement clair à prendre les moyens nécessaires pour affirmer et solidifier les relations entre les Nations. Elle lie les Premières Nations innues de Pekuakamiulnuatsh (Mashteuiatsh), d’Essipit, de Pessamit, des Abénakis de Wôlinak et d’Odanak, des Malécites de Viger ainsi que des Atikamekw de Manawan et de Wemotaci.

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APPEL DE CANDIDATURES | Bureau journalistique autochtone mobile de Radio-Canada

Par: |juin 4th, 2019|

Radio-Canada Mauricie-Centre-du-Québec lance un appel de candidatures pour son futur Bureau journalistique autochtone mobile. Cette nouvelle initiative donnera une voix supplémentaire aux Premières nations sur toutes les plateformes du diffuseur public.

Les membres de cette équipe, comme son nom l’indique, seront mobiles en allant sur le terrain, à la rencontre des communautés, pour s’intéresser aux réalités des Autochtones dans un contexte journalistique, mais aussi dans une perspective sociale, communautaire et culturelle. Les candidats intéressés doivent être membre inscrit d’une Première nation et détenir une expérience minimale d’une année en milieu autochtone (tous secteurs confondus).

« Comme diffuseur public, notre mission est unique. On rassemble les Canadiens, 24 heures sur 24, d’un océan à l’autre. Par cette initiative, on engage la conversation avec les citoyens de tout le pays : à la radio, à la télévision et sur le numérique. On souhaite raconter les histoires d’ici, innover dans nos moyens de le faire et repousser constamment nos limites. » explique la responsable du projet, la directrice de Radio-Canada Mauricie-Centre-du-Québec Nancy Sabourin.

Les candidats intéressés doivent soumettre leur CV et une lettre de motivation à l’attention de Nancy Sabourdin ([email protected]) avant le 29 juin 2019.

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DES ÉLÈVES DE L’INSTITUTION KIUNA ONT PARTICIPÉ AU NOUVEL ALBUM DE LA FONDATION COWBOYS FRINGANTS

Par: |juin 3rd, 2019|

Avec l’aide du parolier Jonathan Harnois, des élèves de l’Institution Kiuna ont écrit la chanson Mémoire pour Elisapie.

Il y a une énergie redoutable dans cette pièce en l’honneur de Magtogoek, le fleuve aux grandes eaux. Accords majeurs, ondoyantes pulsations, poésie du texte; ici tout conspire pour mettre en valeur une profonde prise de parole autochtone.

Voici les détails du projet :

Le Saint-Laurent est un symbole fort de notre géographie identitaire; la relation que nous entretenons avec lui est multiple et complexe. Avec le tout nouveau projet LE SAINT-LAURENT CHANTÉ, propulsé par la FONDATION COWBOYS FRINGANTS, en collaboration avec la FONDATION DAVID SUZUKI, 11 créateurs d’exception ont eu envie d’explorer le lien qui nous unit à ce majestueux cours d’eau : Alex Nevsky, Patrice Michaud, Marie-Pierre Arthur, Maude Audet, Antoine Corriveau, Elisapie, Salomé Leclerc, Jérôme Minière, Galaxie, Saratoga, ainsi que le parolier Jonathan Harnois.

Pour y arriver, le collectif a demandé à la jeunesse québécoise de lui prêter main forte en les invitant à partager leur vision de ce fleuve qu’ils côtoient au quotidien. Des élèves de l’Institution Kiuna ont fièrement participé à ce projet!

Trois rencontres avec chaque groupe ont permis à l’auteur Jonathan Harnois de découvrir la relation que ces jeunes entretiennent avec le fleuve. Ce fut également l’occasion de les inclure dans une réflexion et de les inviter à apprivoiser leur créativité par l’écriture. S’inspirant de ce contact approfondi, l’auteur a écrit les textes de l’album, lesquels ont ensuite été mis en musique et interprétés par 10 artistes reconnus.

C’est donc au terme d’un grand effort collectif que naissent les 10 chansons de ce superbe album!

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mai 2019

L’ÉDITION PRINTANNIÈRE DU W8BANAKI PILASKW EST EN LIGNE!

Par: |mai 30th, 2019|

Vous pouvez désormais consulter la dernière édition du
journal W8banaki Pilaskw en ligne en CLIQUANT ICI.

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PROGRAMME DE RÉPARATIONS DE TOITURES ET DE RÉPARATIONS MINEURES STRUCTURELLES DE MAISON SUR LA COMMUNAUTÉ

Par: |mai 29th, 2019|

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IMPORTANT | ALERTES À LA COMMUNAUTÉ

Par: |mai 29th, 2019|

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AVIS AUX MEMBRES DE LA BANDE RÉSIDENTS D’ODANAK ÂGÉS DE 65 ANS ET PLUS

Par: |mai 22nd, 2019|

Le Conseil des Abénakis d’Odanak a mis en place une nouvelle mesure qui s’adresse aux membres de la bande résidents dans la communauté âgée de 65 ans et plus.

En prévision de chaleur accablante qui pourrait survenir cet été, le Conseil offre un climatiseur portatif aux personnes qui souhaiteraient en obtenir un.

Les personnes intéressées doivent communiquer avec le Conseil pour donner leur nom en composant le 450-568-2810.

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Un nouvel écocentre à Odanak

Par: |mai 21st, 2019|

De gauche à droite: Alain O’Bomsawin, conseiller; Samuel Dufour, directeur du Bureau environnement et terre d’Odanak; Florence Benedict, conseillère; Pascal Théroux, maire de Saint-François-du-Lac; Joannie Beaupré, chargé de projet GMR; Éric Descheneaux, maire de Pierreville; Rick O’Bomsawin, Chef d’Odanak; Jacques T. Watso, conseiller et Yolaine Lampron, directrice générale de Saint-Elphège

Le Conseil des Abénakis d’Odanak et son Bureau Environnement et Terre (BETO) sont fiers d’annoncer la construction d’un tout nouvel écocentre au sein de leur communauté. Les nouvelles installations, dont les travaux de construction débuteront à la mi-mai, seront également mises à la disposition des municipalités avoisinantes de Saint-Elphège, Saint-François-du-Lac et Pierreville. C’est donc près de 5 000 personnes qui pourront bénéficier de ce nouveau service dès le mois de juillet prochain, répondant ainsi à l’intérêt et au soucis grandissants en matière de protection de l’environnement.

L’ambitieux projet pourra en partie être réalisé grâce au financement de Services aux Autochtones Canada (SAC). L’honorable Seamus O’Regan, ministre des Services aux Autochtones, n’a d’ailleurs que de bons mots au sujet de ce dernier : « Félicitations aux Abénakis d’Odanak pour ce projet écoresponsable et rassembleur. Le gouvernement du Canada est fier d’appuyer cette initiative qui contribuera à la prospérité et à l’autonomie des résidents de la communauté et des municipalités avoisinantes. » Le nouvel écocentre est surtout un projet qui couronne les efforts environnementaux déployés depuis la fermeture du plus gros dépotoir clandestin de la région, il y a presque trois décennies. En effet, l’implantation d’une telle infrastructure représente un avancement significatif pour la gestion des matières résiduelles dans le secteur puisque l’accès aux écocentres situés à proximité (Drummondville et Pierre de Saurel) est une alternative peu envisageable. En 2018, le BETO avait d’ailleurs dressé un portrait des besoins de la communauté en évaluant l’utilisation et l’achalandage du centre de récupération de matières mixtes déjà en place. Les résultats flagrants de cette analyse et l’évaluation des possibilités de partenariat ont permis la mise en place d’un système adapté pour le futur écocentre et d’un projet de collaboration intermunicipal. Le Chef de la communauté d’Odanak, M. Rick O’Bomsawin se dit d’ailleurs très heureux de voir enfin ce projet se concrétiser « Tous les efforts, grands ou petits, nous permettent d’honorer nos rôles et responsabilités en tant que gardiens de cette terre. De plus, nous croyons que la collaboration avec les municipalités voisines renforce l’impact positif que cette initiative de recyclage aura sur nos terres. » Un avis que partage d’ailleurs le maire de la municipalité de St-François-du-Lac, M. Pascal Théroux qui se dit fier d’avoir une bonne collaboration avec la communauté d’Odanak puisque « celle-ci a contribué à combler un besoin urgent, soit l’élimination adéquate de diverses matières, à un coût raisonnable et accessible à proximité de notre territoire ».

L’élaboration de ce partenariat se veut non seulement être une plateforme d’entraide et de coopération favorisant les liens entre Autochtones et Allochtones, mais il vise également à offrir l’opportunité à la communauté d’Odanak de trier davantage les matières à la source via des filières de recyclage diversifiées, en plus de tendre vers une meilleure autonomie financière au niveau de la gestion des gros rebuts et des matériaux mixtes.

Comme le mentionne Joannie Beaupré, responsable de la gestion des matières résiduelles pour le BETO « L’entraide est une valeur emblématique de la culture autochtone. C’est donc très gratifiant pour les Abénakis d’Odanak d’être les instigateurs d’un partenariat d’envergure avec les villages autour, mais surtout d’avoir développé un tel projet en collaboration avec une majorité d’organismes autochtones tels que l’IDDPNQL, les services techniques du Grand Conseil de la Nation Waban-Aki, sans compter les précieux conseils des autres Nations qui sont passées par là. »
Le futur écocentre sera situé sur le même site que l’ancien dépotoir d’Odanak, toutefois, à partir du mois de juillet, ce dernier sera accessible via un nouveau segment financé par SAC. D’ici l’ouverture officielle de cet écocentre, la communauté d’Odanak tiendra un service d’appoint temporaire. Les matières acceptées, les règlements et modalités des utilisateurs, l’horaire d’ouverture, ainsi que l’itinéraire pour s’y rendre (intersection des rues Skamonal et Managuan), sont disponibles sur la page Facebook du Bureau Environnement et Terre d’Odanak. Le site de dépôt d’appoint sera ouvert à partir du 9 mai 2019 pour les résidents d’Odanak et à partir du 23 mai 2019 pour les résidents des autres municipalités.

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