ENVIRONNEMENT ET TERRE ODANAK

Description et mission

Le Bureau environnement et terre d’Odanak (BETO; Mziaow8gan ta Aki) a débuté ses activités en 2007 et travaille depuis sur de nombreux projets liés à l’environnement et à la gestion des terres. Au fil des années, nous avons développé une expertise diversifiée qui nous permet de mieux répondre aux besoins et intérêts de la communauté.

Le principal mandat du BETO est de fournir des services de qualité aux membres d’Odanak. Notre équipe dispose de gens qui sauront répondre à vos questions et besoins relatifs à la gestion foncière sur le territoire. Nous travaillons également, en partenariat avec le Grand Conseil de la Nation Waban Aki, à faire valoir les intérêts de la Nation Abénakise auprès de nombreux organismes (Comités de Zones d’Intervention Prioritaires, Tables Régionales Faunes, autres communautés autochtones, Gouvernements, Industries, etc.). Il est également fréquent de participer ou d’organiser, au sein de la communauté, diverses activités de vulgarisation et de découverte dans le domaine de l’environnement (pêche communautaire, animation scientifique, activités communautaires, etc.). Finalement, un élément clé du BETO est aussi d’améliorer les connaissances et la gestion de notre Terre-Mère (faune, flore, eau, terre, etc.)

Depuis sa création, le BETO tente d’articuler ces mandats autour de projets bien précis. En outre, nous avons développé plusieurs projets en lien avec des espèces en péril présentes sur le territoire (acquisition de connaissances sur l’esturgeon jaune, aménagement d’habitat pour la perchaude, amélioration de l’habitat du lièvre; voir autres onglets de ce site). La gestion des matières résiduelles, les multiples activités communautaires, les services personnalisés sont également d’autres bons exemples de tâches que nous effectuons régulièrement au BETO.

Il va sans dire que la réalisation de ces activités nécessite la contribution d’un personnel multidisciplinaire. C’est pourquoi le BETO embauche à la fois un gestionnaire foncier, des biologistes, des techniciens, des assistants de terrain et des étudiants. Dans la mesure du possible, nous prônons l’embauche et la formation de personnel issu de la communauté d’Odanak. Ces opportunités d’emploi dans le domaine de l’environnement contribuent ainsi à la formation de travailleurs compétents et passionnés !

Le BETO est un département du Conseil des Abénakis d’Odanak (CAO) qui fonctionne majoritairement à l’aide de financement externe. Les projets que nous y menons, avec le soutien sans faille du CAO, nous permettent donc de répondre à notre mandat tout au long de l’année. Parmi les programmes de financement les plus importants, nous comptons le Fonds Autochtone pour les Espèces en Péril, la Fondation de la Faune du Québec, le Programme Interactions communautaires, l’Initiative pour la Gestion des Matières Résiduelles. Bien évidemment, de nombreux autres organismes contribuent de près ou de loin au bon roulement de notre organisation.

Contact

104 Sibosis Street, Odanak Qc J0G1H0

Tel.: 450-568-2810

Fax: 450-568-3553

Courriel: [email protected]

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Heures d’ouverture

Mon. 8am to 12pm / 1pm to 4pm

Tue. 8am to 12pm / 1pm to 4pm

Sea. 8am to 12pm / 1pm to 4pm

Game. 8am to 12pm / 1pm to 4pm

Sells. 8am to 12pm

ÉQUIPE

Équipe permanente

Samuel Dufour-Pelletier, Biologiste chargé de projets

Michel Durand, Gestionnaire foncier

Luc G. Nolett, Technicien

Evelyne Benedict, Journalière

Équipe 2021

Steeve Williams, Journalier

Joannie Beaupré, Agente de projet en environnement

Émile Gariépy, Chargé de projets en environnement

Stéphanie Harnois, Chargée de projets en environnement

Heures d’ouverture

Lun. 8h à 12h / 13h à 16h

Mar. 8h à 12h / 13h à 16h

Mer. 8h à 12h / 13h à 16h

Jeu. 8h à 12h / 13h à 16h

Vend. 8h à 12h

PROJETS EN ENVIRONNEMENT

Poissons

Oiseaux

Mammifères

Amphibiens

ACTIONS COMMUNAUTAIRES

GMR

Jardin

Sentiers

Activités

ESPÈCES PARTICULIÈRES SUR LE TERRITOIRE

Animaux

Plantes

EEE

ICHTYOLOGIE

Projet bar rayé aux Îles de Sorel (2019 à 2021)

Depuis 2019, nous réalisons un projet sur le bar rayé en collaboration avec le Bureau environnement et terre de Wôlinak, le Grand Conseil de la Nation Waban-Aki et le ministère des Forêts de la Faune et des Parcs. Il existe plusieurs populations distinctes de cette espèce, et l’une d’entre elles demeure dans le fleuve Saint-Laurent entre Montréal et Kamouraska pendant toute l’année.

Autrefois, on retrouvait dans le fleuve Saint-Laurent une population très abondante de bars rayés. Cette espèce a fait l’objet de pêches récréatives et commerciales de grande intensité, si bien que la population a été considérée éteinte au courant des années 1960. L’espèce a été désignée « en voie de disparition » afin de la protéger, ainsi que ses habitats essentiels. Il y a quelques années, les gestionnaires de la faune ont enclenché un processus de réintroduction du bar rayé dans le Saint-Laurent.

Aujourd’hui, après plusieurs années d’effort, la situation semble s’améliorer graduellement. Des secteurs sont réutilisés à nouveau, de nouvelles frayères sont découvertes et de jeunes individus sont capturés (ce qui témoigne d’une bonne reproduction). Les nombreux travaux de recherche, y compris le nôtre, ont grandement contribué à accroitre les connaissances sur cette espèce et son évolution.

Nos travaux visent plus précisément à identifier les habitats essentiels de cette population à différents moments de l’année, plus particulièrement dans le secteur de l’archipel des îles de Sorel. Nous y documentons la présence de reproducteurs, d’œufs et de larves tout en suivant le déplacement des individus au fil de l’année à l’aide d’outils télémétriques.

Bien que la situation s’améliore, l’espèce conserve toujours son statut légal d’espèce « en voie de disparition ». Comme les pressions sur son milieu sont toujours bien présentes et que la dynamique des populations animales est un sujet extrêmement complexe qui évolue sur de longues périodes de temps, il est primordial de poursuivre les recherches qui aideront au rétablissement définitif de cette espèce et, ultérieurement, à établir des modalités de gestion saines et durables. Une chose est certaine : nous sommes sur la bonne voie !

Le bar rayé

Le bar rayé

Télémétrie hivernale

Suivis printaniers

Esturgeon jaune (printemps 2012 à 2018)

Depuis 2012, le Bureau environnement et terre d’Odanak réalise un suivi de la reproduction de l’esturgeon jaune dans la rivière Saint-François. Le projet a débuté par la recherche d’adultes reproducteurs et de sites de déposition d’œufs dans la portion aval de la rivière (entre Odanak et Drummondville). Cela nous a permis de déterminer que la fraye de l’esturgeon jaune dans cette rivière se déroule principalement dans le bief aval du complexe hydroélectrique de Drummondville. Depuis 2014, le but du projet est donc de mieux documenter son écologie de reproduction à cet endroit en répondant aux objectifs spécifiques suivants : 1) effectuer le suivi des sites de dépôt d’œufs, 2) estimer le nombre de reproducteurs, 3) estimer le nombre de larves dérivantes, et ultimement 4) évaluer le succès reproducteur (nombre d’œufs/nombre de larves). Selon ces observations, il est par la suite possible de suggérer des modifications aux mesures de gestion hydrologique si elles venaient à compromettre le succès de la reproduction.

Les principaux constats qui découlent de cette étude sont :

  • Il semble y avoir autour de 50 femelles reproductrices qui viennent frayer à Drummondville annuellement;
  • Le choix final du site de ponte semble étroitement lié au patron d’écoulement de l’eau au complexe de Drummondville (eau turbinée vs. eau déversée);
  • La gestion globale des débits d’eau aux centrales hydroélectriques semble influencer l’écologie de reproduction de l’esturgeon. Les éléments susceptibles de perturber la fraye sont 1) la vidange d’eau et le remplissage au barrage de Hemmings afin de faire des manœuvres d’entretien et 2) les fluctuations de débit qui s’ensuivent;
  • Le succès reproducteur varie autour de 1%, ce qui est comparable à d’autres frayères du Québec.

Diverses mesures de gestion ont été entendues depuis avec les principaux intervenants afin de limiter l’impact négatif sur les poissons qui frayent en aval des ouvrages hydroélectriques. Les plus notables sont 1) le maintien d’un écoulement écologique de 20 m3/s dans le déversoir de Drummondville en vue d’éviter des mortalités massives de poissons pris au piège dans les cuvettes (principalement des chevaliers), et 2) le maintien d’un écoulement total d’au minimum 75 m3/s entre le 1er avril et le 15 juin afin de maintenir un niveau adéquat sur tous les sites de ponte connus.

Ce projet s’est terminé en juin 2018. Vous trouverez ci-bas la documentation s’y rattachant.

Esturgeon jaune

Un pilote expérimenté

Beaucoup de matériel!

Œufs d’esturgeon jaune

BETO (Bureau environnement et terre d’Odanak). 2012. Restauration de l’esturgeon jaune dans le bassin inférieur de la rivière Saint-François. 55 pages et annexe.

BETO (Bureau environnement et terre d’Odanak). 2014. Restauration de l’esturgeon jaune (Acipenser fulvescens) dans le bassin inférieur de la rivière Saint-François. Capture-marquage-recapture et utilisation du cours inférieur de la rivière Saint-François en période estivale. Rapport préparé par Émilie Paquin et Julie D’Amours pour le Conseil des Abénakis d’Odanak. 44 pages et annexes.

BETO (Bureau environnement et terre d’Odanak). 2015. Évaluation du succès de reproduction de l’esturgeon jaune à la frayère de Drummondville et influence des débits, printemps 2014. Rapport préparé par Michel La Haye et Émilie Paquin pour le Conseil des Abénakis d’Odanak. 42 pages et annexes.

BETO (Bureau environnement et terre d’Odanak). 2016. Évaluation du succès de reproduction de l’esturgeon jaune à la frayère de Drummondville et influence des débits, printemps 2015. Rapport préparé par Michel La Haye et Émilie Paquin pour le Conseil des Abénakis d’Odanak. 38 pages et annexes.

BETO (Bureau environnement et terre d’Odanak). 2016. Analyse des facteurs naturels et anthropiques des variations de débit de la rivière Saint-François en aval du barrage de Drummondville – 2014-2015. Rapport préparé par Claudie Giguère-Croteau pour le Conseil des Abénkis d’Odanak. 7 pages.BETO (Bureau environnement et terre d’Odanak). 2017. Suivi des travaux terrains effectués sur la rivière Saint-François par l’équipe du bureau environnement et terre d’Odanak au printemps 2017. Rapport préparé par Sophie Proudfoot et Samuel Dufour-Pelletier pour le Conseil des Abénkis d’Odanak. 22 pages. (Disponible sur demande)

BETO (Bureau environnement et terre d’Odanak). 2018. Évaluation du succès de reproduction de l’esturgeon jaune à la frayère de Drummondville et influence des débits, printemps 2016. Rapport préparé par Samuel Dufour-Pelletier et Michel La Haye pour le Conseil des Abénakis d’Odanak. 38 pages et annexes.

BETO (Bureau environnement et terre d’Odanak). 2019. Évaluation du succès de reproduction de l’esturgeon jaune à la frayère de Drummondville et influence des débits, printemps 2018. Rapport préparé par Samuel Dufour-Pelletier et Joannie Beaupré pour le Conseil des Abénakis d’Odanak. 33 pages et annexes

BETO (Bureau environnement et terre d’Odanak). 2018. Évaluation du succès de reproduction de l’esturgeon jaune à la frayère de Drummondville et influence des débits, printemps 2017. Rapport préparé par Samuel Dufour-Pelletier et Michel La Haye pour le Conseil des Abénakis d’Odanak. 44 pages et annexes.

Perchaude (printemps 2014 à 2019 et 2021-2022)

Des aménagements d’habitats ont été réalisés sur le territoire d’Odanak afin de favoriser la libre circulation des poissons entre la rivière Saint-François et deux marais de type «perchés». Ces aménagements visaient en particulier les perchaudes venant frayer aux marais. Lors de faibles crues printanières, les niveaux d’eau ne permettaient pas aux perchaudes de franchir les anciens ponceaux, qui étaient alors en saillie par rapport à la rivière.

C’est pourquoi en 2014, nous avons réalisé un premier aménagement au marais #1 d’Odanak. Cela consistait principalement à changer le ponceau pour un plus gros en le renfonçant dans le substrat. Afin d’obtenir un ruisseau favorisant un écoulement adéquat à la montaison de la perchaude, nous avons refaçonné le parcours du ruisseau en l’allongeant considérablement et en créant une succession de petits bassins et de restrictions en pierre. Les nouvelles berges de cours d’eau ont été solidifiées par des tapis de noix de coco et une plantation d’arbustes, améliorant par le fait même la quantité de substrat de ponte disponible pour la perchaude. Un aménagement très semblable a par la suite été effectué au marais #2 en 2017.

Des suivis de la circulation des poissons et de la production larvaire ont été réalisés au marais #1 lors des printemps 2014 à 2019 ainsi qu’au 2e marais lors des printemps 2016 à 2019. Des suivis physicochimiques, de reprise végétale et de qualité des infrastructures ont également été réalisés au cours des années suivantes.

Jusqu’à maintenant, ces suivis permettent de présumer que les aménagements remplissent leurs fonctions. Même lors de faibles crues, les perchaudes peuvent se rendre aux marais sans contraintes. Les suivis de larves permettent également d’attester qu’il y a une fraye à chaque année.

Toutefois, un certain potentiel d’habitat de fraye et de croissance des jeunes est toujours inaccessible en raison des bas niveaux d’eau observés lors de certains printemps (et accentués l’été). Comme la totalité de la superficie du marais est considérée comme un habitat de reproduction et d’alevinage de grande qualité, une moins grande quantité d’eau se traduit automatiquement par une perte de potentiel d’habitat pour la perchaude venant y frayer. Qui plus est, un niveau d’eau légèrement plus haut serait un atout pour plusieurs autres groupes d’espèces (amphibiens, reptiles, oiseaux aquatiques, etc.).

C’est pourquoi une nouvelle phase du projet est entamée en 2021-2022 qui consiste à réaliser une étude d’avant-projet pour rehausser le niveau de l’eau du marais #2. Un plan de surveillance a été mis en place, impliquant notamment de suivre le niveau de l’eau régulièrement, par des observations du ponceau, des photos du marais par drone et en mesurant le niveau de l’eau.

Vous trouverez ci-bas la documentation s’y rattachant. D’autres rapports suivront.

Ponceau trop haut (avant aménagement)

Aménagement au 2e marais

Nouveaux ponceau et ruisseau 2e marais

Perchaude gravide

Œufs de perchaude

Faible niveau d'eau au marais #2

Faible niveau d’eau au marais #2

AECOM. 2013. Énoncé d’envergure des travaux correctifs pour la libre circulation de la perchaude pendant la période de fraie – Aménagements correctifs sur le ruisseau sans nom entre le 1er marais et la rivière Saint-François. 47 pages.

BETO (Bureau environnement et terre d’Odanak). 2015. Aménagements correctifs pour la circulation des poissons entre la rivière Saint-François et le 1er marais de la commune d’Odanak – Rapport technique.16 pages et annexes.

BETO (Bureau environnement et terre d’Odanak). 2017. Suivi de l’aménagement correctif pour la circulation du poisson entre la rivière Saint-François et le 1er marais de la commune d’Odanak – Rapport technique. 29 pages et annexes.

BETO (Bureau environnement et terre d’Odanak). 2017. Amélioration de la circulation des poissons entre le 2e marais d’Odanak et le chenal tardif. Conseil des Abénakis d’Odanak, 26 pages et annexes.

BETO (Bureau environnement et terre d’Odanak). 2018 Aménagement du ruisseau reliant le 2e marais au chenal Tardif. Rapport préparé par Sophie Proudfoot et Samuel Dufour-Pelletier pour le Conseil des Abénakis d’Odanak. 20 pages et annexes.

Chevalier cuivré : analyse d’ADN environnemental (2019 à 2021)

Le chevalier cuivré est une espèce de Catostomidés qui est endémique au sud-ouest du Québec (il est uniquement présent à cet endroit sur la planète). Seulement une partie du fleuve Saint-Laurent et de ses affluents, dont la rivière Saint-François, abritent cette espèce. Elle est désignée menacée par le gouvernement du Québec depuis 1999, principalement en raison de la dégradation et la fragmentation de son habitat, la contamination de l’eau par des polluants, et la présence d’espèces exotiques envahissantes (tanches, gobies à taches noires, etc.). Bien d’autres facteurs contribuent à sa précarité, dont la prise accidentelle par les pêcheurs sportifs.

Afin d’en apprendre plus sur la répartition printanière de cette espèce, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs a actuellement recours à une méthode scientifique en plein essor : l’ADN environnemental. En résumé, tous les animaux laissent des fragments de leur ADN dans leur milieu de vie à un moment ou un autre (ex. cellules reproductrices, déjections, carcasses). En récoltant de l’eau à des endroits et à des moments précis, il est ensuite possible d’analyser ces échantillons en laboratoire pour déterminer si l’ADN d’une espèce recherchée est présent ou non dans l’échantillon.

Le Bureau environnement et terre d’Odanak participe donc à la récolte d’échantillons d’eau pour ce projet juste en face de la communauté.

Chevalier cuivré

Chevalier cuivré

Échantilonnage en canot

Échantilonnage en canot

Petits poissons en péril (étés 2014 à 2016)

Entre 2014 et 2016, des pêches expérimentales à la seine ont été réalisées à différents secteurs de la rivière Saint-François afin de détecter la présence de petits poissons en péril (dard-de-sable, fouille-roche gris) et d’en estimer la superficie d’habitat propice à leur présence.

Bien que ces espèces ont été localisées à plusieurs endroits et que certains de ces habitats propices soient présents en quantité suffisante, il appert que quelques souspopulations ne comprennent pas suffisamment d’individus pour être viables à long terme. Plusieurs menaces peuvent ainsi freiner le rétablissement de ces espèces, dont la modification de l’habitat par le batillage des bateaux de plaisance, l’altération des débits des cours d’eau, la pollution de l’eau, le contrôle biologique des insectes, etc.

Vous trouverez ci-bas la documentation s’y rattachant.

Pêches expérimentales à la seine de rivage

Fouille-roche gris

Tri de poissons

Prise de mesures physico-chimiques

BETO (Bureau environnement et terre d’Odanak). 2015. Inventaire d’abondance et estimation de la superficie de l’habitat propice pour le dard de sable dans la rivière Saint-François, secteur inférieur. VF2-20150325. 26 pages et annexes.

BETO (Bureau environnement et terre d’Odanak). 2017. Inventaire d’abondance et estimation de la superficie de l’habitat propice pour le fouille-roche gris dans la rivière Saint-François, secteur inférieur. 34 pages et annexes.

Observation de poissons (printemps-été 2018 à 2021)

En collaboration avec Hydro-Québec et le MFFP, le BETO a élaboré une technique afin de détecter et de quantifier la présence de poissons dans le déversoir du barrage hydroélectrique de Drummondville.

À cet endroit, le débit de la rivière Saint-François est segmenté en deux parties : la centrale qui en turbine une partie pour produire de l’énergie, et le déversoir qui évacue l’excédent d’eau. La topographie du lit de la rivière fait en sorte que lorsqu’il n’y a pas assez d’eau, plusieurs petites fosses deviennent isolées les unes des autres et il peut arriver que des poissons restent pris à l’intérieur. C’est pour cette raison qu’Hydro-Québec laisse volontairement un écoulement continu dans le déversoir lors de la période de reproduction des poissons afin qu’ils puissent se déplacer librement.

À l’été venu, après la période de reproduction des poissons, les gestionnaires d’Hydro-Québec ajustent le patron d’écoulement de la rivière Saint-François afin de turbiner plus d’eau, ce qui entraîne un écoulement pratiquement nul dans le déversoir.

Dans le but d’éviter que des poissons demeurent captifs dans les fosses lors du rétablissement des débits d’eau, nous avons réalisé de nombreuses observations au cours du printemps afin de déterminer approximativement le nombre de poissons présents dans ces fosses, et de savoir lesquelles d’entre-elles semblaient les plus problématiques.

Deux méthodes ont été testées simultanément afin de répondre à ces questions : 1) observation sur place avec des lunettes polarisantes afin de mieux voir dans l’eau et 2) observation à l’aide d’un drône.

L’excellente collaboration avec le personnel d’Hydro-Québec permet ainsi de moduler les débits d’eau afin de favoriser une bonne transition vers un déversoir sans écoulement. Ainsi, lors de la transition, les opérateurs ajustent au besoin la capacité de turbinage de la centrale afin de créer une succession de retrait des eaux dans le déversoir (à la manière de nombreux petits ‘’coups d’eau’’), ce qui entraîne un retrait progressif des poissons présents dans les fosses. À chaque ‘’vague’’, un certain nombre de poissons quittent de déversoir et regagnent le chenal principal de la rivière, et ce jusqu’à temps qu’il n’en reste plus. Ces interventions peuvent prendre plusieurs jours!

En faisant de l’observation en temps réel, cela permet d’affirmer qu’aucun poisson ne reste pris, et si tel est le cas, cela nous permet aussi de prendre les mesures nécessaires pour les retirer.Ces observations se poursuivent chaque printemps/été depuis 2018.

Déversoire de la centrale hydroélectrique de Drummondville

Observation par drône d’un esturgeon jaune et 3 chevaliers blancs

Esturgeon jaune pris au piège (a été sauvé)

Prise de mesures physico-chimiques

ORNITHOLOGIE

Inventaires d’hirondelles de rivage (été 2021)

À l’été 2021, l’équipe du BETO a sillonné les berges de la rivière Saint-François ainsi qu’une partie de la rivière Nicolet afin de recenser les colonies d’hirondelles de rivage ainsi que les habitats potentiels pour de futures colonies. Bien que l’espèce est encore commune au Canada, sa population au pays a diminué de 98 % en 40 ans et ce déclin continue.

L’objectif du projet est de recommander à Environnement Canada la désignation des zones de colonies actives ou d’habitats potentiels en tant qu’habitats essentiels au rétablissement de l’espèce selon la Loi sur les Espèces en Péril, loi sous laquelle l’hirondelle de rivage est désignée menacée au Canada. Aussi, le projet a permis de sensibiliser les propriétaires riverains à la présence de cette espèce et les actions à prendre pour protéger son lieu de nidification. Le guide des bonnes pratiques est disponible pour en apprendre plus sur l’espèce et savoir quoi faire pour la protéger.

Guide des bonnes pratiques (1)

Guide des bonnes pratiques – 1

Guide des bonnes pratiques

Guide des bonnes pratiques – 2

Décompte de colonies

Décompte de colonies

Colonie hirondelles

Colonie d’hirondelles de rivage

Paruline du Canada (printemps-été 2018)

Nous avons réalisé en 2018 un projet sur la Paruline du Canada. Ce petit oiseau forestier est désigné menacé en vertu de la Loi sur les espèces en péril du Canada. La paruline du Canada effectue des migrations annuelles afin de passer de son aire de nidification (de la nouvelle Angleterre jusqu’à la forêt boréale) jusqu’à son aire d’hivernage (Amérique du Sud). Cet oiseau fait face à de nombreuses menaces, que ce soit les énormes plantations de café en Colombie ou bien les coupes forestières dans son aire de reproduction. Notre projet vise à trouver des couples nicheurs afin de définir quels sont les éléments d’habitat les plus utilisés dans la région du Centre-du-Québec.

Afin de détecter sa présence, nous utilisons un système d’enregistrement acoustique automatisé. Le principe est simple: à l’aide d’un microphone stéréo, nous enregistrons les oiseaux qui chantent à tous les matins (pendant la période de reproduction) entre 5h00 et 9h00. Plus tard, au bureau, nous pouvons analyser les bandes sonores tranquillement à la recherche de paruline. Des inventaires d’habitat adaptés à cette espèce permettent finalement de déterminer quels sont les éléments d’habitat qu’elles favorisent le plus.

Ultimement, ces résultats aideront aux divers comités oeuvrant au rétablissement de cette espèce à définir quel est l’habitat essentiel de la Paruline du Canada en fonction des différentes régions.

Paruline du Canada

Station d’inventaire acoustique automatisé

Spectrogramme de Paruline du Canada

Caractérisation de l’habitat de nidification

Réseau de nichoirs (hiver 2017)

Dans le sud du Québec, la perte des grands massifs forestiers et le rajeunissement de la forêt résiduelle induisent un changement important dans la quantité et la qualité d’une ressource qui semble anodine, mais forte importante pour la biodiversité : le bois mort. En effet, bon nombre de vertébrés et d’insectes utilisent le bois mort sur pied, qu’on nomme chicot, pour diverses raisons à un moment ou un autre de leur cycle de vie. Plusieurs espèces d’insectes y sont inféodées, et ont ainsi un rôle prédominant dans la dynamique de certaines espèces de pics se servant du bois mort comme substrat d’alimentation. En s’alimentant et en excavant des cavités pour leur nidification, les pics vont favoriser la dispersion de champignons contribuant à la dégradation du bois mort, et ultimement créer des cavités qui seront utilisées par une foule d’autres espèces incapables d’excaver elles-mêmes leurs abris pour la nidification ou le repos.

Dans la mesure où il est difficile de laisser le bois mort en place, ou dans les secteurs où les perturbations forestières sont omniprésentes, il est tout de même possible d’offrir un habitat de nidification temporaire pour certaines espèces cibles. C’est pourquoi le Bureau environnement et terre a mis la main à la pâte au courant de l’hiver 2017 afin de construire 35 nichoirs de 6 tailles différentes qui seront distribuées selon des habitats bien précis sur le territoire d’Odanak. Ce dispositif pourrait être favorable à plus de 20 espèces d’oiseaux ainsi que de nombreux mammifères! À cet effet, un petit réseau de nichoir à canard arboricole installé le long des marais 1 et 2 de la commune il y a quelques années a permis de dénombrer plusieurs utilisations de canard branchu, de petit-duc maculé ainsi que de petit polatouche. Ce constat suggère qu’il pourrait y avoir un manque d’habitat (bois mort) à l’échelle du territoire et que ces animaux se tournent vers un habitat artificiel afin de nicher ou de s’abriter.
Il sera facilement possible de visiter les nichoirs chaque printemps afin de déceler les indices d’utilisation!

Nous vous encourageons donc, dans la mesure où aucun danger n’est présent, de ne pas abattre les arbres morts que vous trouvez en forêt ou même sur votre terrain.

Construction de nichoirs

Construction de nichoirs

Plusieurs types de nichoirs

Nichoir pour canard branchu

Inventaire d’oiseaux nocturnes (printemps 2017 et 2018)

Le bureau environnement et terre d’Odanak a procédé à un inventaire de hiboux nocturnes à proximité d’Odanak (2017 et 2018). Il s’agit d’un programme national permettant de documenter la présence de diverses espèces à une très grande échelle avec l’aide de nombreux collaborateurs bénévoles ou non. C’est ce qu’on nomme la science citoyenne!

Le principe est fort simple. Nous réalisons une route ponctuée de plusieurs arrêts lors desquels nous faisons passer un enregistrement contenant plusieurs chants de hiboux nocturnes. Les individus qui se cherchent un partenaire, ou simplement ceux qui se sentent provoqués, répondent à l’appel nous permettant ainsi de les localiser.

Lors de nos inventaires d’une seule soirée, nous avons eu la chance de détecter la présence d’un Grand duc d’Amérique à l’intérieur même de la communauté d’Odanak ainsi que de plusieurs Chouette rayée.

Inventaire acoustique par route d’écoute

Chouette rayée

Inventaire de Perdrix grises (Hiver 2018)

Nous avons participé à un inventaire de chant de perdrix grise dans la région mené par le Ministère des Forêts de la Faune et des Parcs. Ces données permettront d’estimer la taille de la population dans le Centre-du-Québec, inconnue jusqu’à ce jour. Nous avons également reçu une formation sur la capture et la manipulation d’oiseaux dans le but de leur poser des émetteurs télémétriques.

Bagage de perdrix grise

Prise de mesures morphométriques

Pose d’un collier émetteur

Inventaire acoustique automatisé des mâles chanteurs

Inventaire de Bécasse d’Amérique (Printemps 2018)

L’équipe du Bureau environnement et terre a eu la chance de recevoir la visite du Club des Bécassiers du Québec pour nous enseigner l’art de l’inventaire de bécasse à l’aide de chien d’arrêt. À l’aide de l’odorat du chien, d’un excellent dressage ainsi qu’une lignée spécifique à la recherche d’oiseau, il est possible de détecter la présence de bécasse (et même de nid) dans les habitats opportuns.

Les gens du club nous ont aidés à cibler les habitats forestiers d’Odanak qui pourraient se prêter à des aménagements visant à améliorer la qualité de l’habitat de cet oiseau.

En parvenant à augmenter la qualité d’habitat pour la bécasse, nous venons en plus améliorer les paramètres l’habitat pour bien d’autres espèces. Par exemple, une très jeune forêt feuillue et dense peut tout aussi bien servir d’habitat de nidification pour la bécasse, mais en plus fournir un habitat optimal pour l’élevage des couvées de gélinottes huppées.

De tels travaux d’aménagement feront éventuellement la joie des chasseurs de petits gibiers et plus de nombreux ornithologues amateurs!

Chiens pointant une bécasse d’Amérique

Bécasse d’Amérique

MAMMALOGIE ET HABITATS FAUNIQUES

Aménagement Forêt-Faune à Odanak (depuis 2018)

En 2019, le BETO s’est doté d’un « Plan d’aménagement forêt-faune » pour les boisés de la communauté. Ce plan est en fait un outil de gestion que nous utiliserons afin de réaliser, ultérieurement, des aménagements forestiers visant à améliorer la qualité d’habitat des diverses espèces de gibiers qui sont chassés dans la communauté : lièvre d’Amérique, gélinotte huppée, cerf de Virginie.

Au courant de l’hiver et de l’été 2018, nous avons effectué divers inventaires fauniques et forestiers afin de déterminer quels secteurs sont plus propices à un aménagement forestier, et par conséquent, le type d’intervention que nous pourrions réaliser. Par exemple, en jugeant qu’un peuplement forestier est de faible qualité pour le lièvre d’Amérique, nous pouvons déterminer quelles variables de son habitat pourraient rapidement être améliorées, et selon quels coûts (ex. faire une plantation de sapins afin de favoriser le couvert de protection hivernal). En analysant la situation dans son ensemble, il est également possible de prédire comment certains aménagements pourront évoluer à long terme. Par exemple, l’aménagement entre différentes zones qui sont déjà de bonne qualité pourrait assurer la connectivité entre ces bons secteurs, et ainsi favoriser la croissance de la population de l’espèce ciblée.

Pour réaliser le plan, nous avons eu recours à différentes méthodes terrain :
– Pistage sur neige afin de déterminer les zones d’abondance des espèces de gibiers pendant la période critique de l’hiver
– Cartographie ultra-précise des peuplements forestiers en utilisant un drone
– Décompte des cerfs de Virginie dans les ravages hivernaux
– Inventaire de végétation arborescente (été)
– Inventaire de la régénération forestière (été)

Ces données ont été analysées en prenant en considération la composition forestière autour de la communauté (à l’échelle de la région). En effet, puisque les animaux n’ont pas de frontières, il faut obligatoirement évaluer ces facteurs afin de maximiser les chances de succès des aménagements. Le plan comprend donc des interventions annuelles sur un horizon de vingt ans qui ont débuté à l’hiver 2021.

Nous espérons ainsi, à moyen-long terme, assurer un habitat de qualité pour les espèces exploitées et ainsi permettre le maintien des activités traditionnelles des Abénakis et de favoriser la transmission du savoir aux jeunes générations (colletage de lièvre, chasse au cerf, etc.). Le document est disponible pour consultation ci-dessous.

Cartographie forestière

Inventaire de cerf de Virginie

Pistage sur neige

Site de repos de gélinotte huppée

Interventions hivernales (2021)

Interventions hivernales (2021)

Bureau environnement et terre d’Odanak. 2020. Outil d’aménagement forestier pour le petit gibier à Odanak. Rapport préparé par Samuel Dufour-Pelletier pour le Conseil des Abénakis d’Odanak. 49 pages et annexes.

Inventaires de chiroptères (étés 2017 et 2018)

Nous avons réalisé plusieurs inventaires de chauves-souris dans la région lors des étés 2017 et 2018. Une route d’écoute, qui consiste à parcourir un trajet standardisé avec un appareil de détection des ultrasons, a été réalisée afin de détecter et de caractériser la population de chauves-souris de la région. Plusieurs espèces en périls étaient recherchées, dont la Petite chauve-souris brune et la Pipistelle de l’Est.

Nous avons également trouvé plusieurs maternités de chauves-souris. Une maternité correspond à un site utilisé par les chauves-souris afin de mettre bas et d’alimenter leurs jeunes en attendant le moment de dispersion, qui a lieu plus tard durant l’été. Ces maternités peuvent se retrouver dans des structures naturelles telles que les arbres creux ou les cavernes, mais également dans les habitations humaines. Dans la région, l’espèce la plus commune est la Grande chauve-souris brune et c’est d’ailleurs elle qui est la plus susceptible d’utiliser les habitations humaines comme site de mise bas ou d’hibernation.

Des analyses plus poussées des sonagrammes (enregistrement des cris avec un appareil spécial) nous permettront de détecter la présence des diverses espèces en mettant le tout en relation avec le type d’habitat utilisé.

Vous trouverez ci-bas la documentation s’y rattachant. Un rapport supplémentaire suivra en 2019.

Route d’écoute avec un appareil de détection d’ultrasons

Décompte de chauves-souris dans une maternité

Nichoir en tentative de remplacement d’une maternité

Sonagramme de chauves-souris (ultrason)

BETO (Bureau environnement et terre d’Odanak). 2018. Rapport de mi-parcours sur le suivi des populations de chiroptères à l’été 2017 – Odanak, Qc. 16 pages et annexes.

BETO (Bureau environnement et terre d’Odanak). 2018. Suivi des populations de chiroptères lors des étés 2017 et 2018 dans la région d’Odanak – Routes d’écoute et suivi de maternités, Qc. 36 pages et annexes.

HERPÉTOLOGIE

Aménagements pour la tortue (2007 à 2009)

C’est dans le but de supporter cet animal, qui tient une place prédominante dans les cultures autochtones, que le « projet Tortue » est né en 2007. Depuis, celui-ci a permis d’acquérir des connaissances sur ce reptile, de faire des aménagements pour le protéger et de créer un sentier permettant de rencontrer cet animal dans son habitat.

Ainsi, une clôture de contournement a été installée autour du premier marais afin de limiter l’accès au village aux tortues et ainsi réduire les accidents. De plus, des buttes de nidification ont été aménagées afin d’augmenter le nombre de sites de ponte pour les tortues dans le secteur à l’intérieur des clôtures.

Capture de tortues à l’aide de verveux

Prise de mesures morphométriques

Nid de tortue serpentine

Bébé tortue peinte

Bébés tortue peinte et serpentine

Clôture de contournement pour tortues

Aménagement de sites de ponte

Site de ponte

Nolett MD, Ouellette M, Nolett LG, Harel A, Bourassa MM, Forget P, Mongeon M. 2011. Odanak: une communauté autochtone engagée dans la conservation des tortues. Le Naturaliste Canadien;135(2) : 57-63.

AUTRES

Suivis d’érosion des sites de potentiels archéologiques (étés 2020 et 2021)

En collaboration avec le Bureau du Ndakina, le Bureau environnement et terre de Wôlinak ainsi que les organismes de bassins versants (GROBEC et COGESAF), notre équipe a participé à des suivis de l’érosion des berges sur la rivière Saint-François. Ce projet vise à surveiller l’érosion des zones à fort potentiel archéologique le long des rivières Saint-François et Bécancour.

Les phénomènes d’érosion peuvent engendrer notamment des impacts sur la qualité de l’eau, les habitats du poisson et conséquemment sur la pratique des activités par les membres. De même, plusieurs endroits situés sur les berges de ces rivières sont importants au niveau du patrimoine archéologique et culturel.

Cette étude permettra de déterminer s’il y a des actions à entreprendre aux endroits les plus problématiques avec les acteurs du milieu. Elle permettra d’identifier les mesures à mettre en place pour s’adapter à cette nouvelle réalité qui s’accentuera avec les changements climatiques.

Berge érodée

Berge érodée

Inventaires de Frênes noirs (2021)

En collaboration avec le Bureau du Ndakina et le Bureau environnement et terre de Wôlinak, notre équipe a réalisé des inventaires de frêne noir sur le territoire du Ndakina. En 2020, un projet d’inscription du frêne noir à la Loi sur les espèces en péril (LEP) a débuté.

Ce projet d’inscription a mené à une démarche de concertation avec les autres communautés des Premières Nations, et c’est dans le cadre de ce processus que nos équipes ont réalisé des inventaires à l’été 2021 afin de localiser les peuplements de frênes noirs et avoir de l’information sur leur état de santé.
Depuis des temps immémoriaux, le frêne noir a une importance centrale chez plusieurs communautés des Premières Nations, tant sur les plans fonctionnel, cognitif, émotionnel que spirituel. Il est au cœur de pratiques traditionnelles comme la vannerie et la fabrication d’objets et il est associé à un ensemble de savoirs.

Inventaires de frênes noirs (1)

Inventaires de frênes noirs (1)

Inventaires de frênes noirs (2)

Inventaires de frênes noirs (2)

Frêne noir

Frêne noir

GMR

Écocentre

Le Bureau environnement et terre d’Odanak gère un écocentre qui permet de se départir de plusieurs types de matières résiduelles. L’écocentre a été complètement réaménagé en 2019, afin d’améliorer les services et de mettre en place une rampe de déchargement surélevée. Pour connaitre les détails et les matières acceptées et refusées, consultez la page de l’écocentre.

Entreposage de Résidus Domestiques Dangereux

Entreposage de résidus verts

Rampe de déchargement surélevée

Caractérisation des matières résiduelles

En 2019, une caractérisation des matières résiduelles de la communauté a été réalisée, dans le but de tracer un portrait de la situation et de cibler certaines opportunités d’améliorations. La caractérisation a permis d’estimer que la communauté envoi annuellement 167 000 kg de déchets à l’enfouissement, et 51 000 kg de matières au centre de tri.

Les résultats de la caractérisation sont illustrés sur les graphiques ci-dessous. Une proportion de 76% de la collecte des déchets pourraient être mise en valeur, ce qui permettrait de détourner 127 000 kg de matières annuellement de l’enfouissement. Pour le recyclage, c’est 13% à 38% qui pourrait être mis en valeur autrement, ce qui représente entre 6600 kg et 19 500 kg annuellement.

Des capsules éducatives sont en cours de réalisation et seront diffusées éventuellement.

Portrait de la gestion des matières résiduelles de la communauté d’Odanak

Composition de la collecte de déchets (enfouissement) de la communauté d’Odanak

Composition de la collecte sélective de la communauté d’Odanak

Ménage

Avant la mise en place du premier site de dépôt à Odanak, les boisés étaient remplis de vieilles ferrailles de toute sorte provenant d’une autre époque et par des déchets plus récents comme des campements, des caches abandonnées ou des dépotoirs improvisés. Les déchets étaient apportés par les gens d’Odanak, mais également par plusieurs municipalités avoisinantes. En plus de la mise en place d’un site de dépôt officiel, l’équipe du Bureau environnement et terre d’Odanak s’affaire à nettoyer ces boisées afin de rendre le territoire plus propre et attrayant. Depuis 2014, des dizaines de sites ont été nettoyés!

Cabane de pêche abandonnée sur l’Île Ronde

Vieille ferraille

Vestiges d’une autre époque

Vieux camps de chasse

Compostage

Le bureau environnement et terre d’Odanak tente de promouvoir la réalisation et l’utilisation du compost à la maison. Nous avons organisé, entre autres, plusieurs activités de sensibilisation et avons distribué des composteurs à plusieurs membres de la communauté. Si la conversion au compost vous intéresse et que vous vivez à Odanak, n’hésitez pas à communiquer avec nous.

Formation sur le composte à domicile

Distribution de composteurs

Guide sur la gestion des matières résiduelles

Guide sur la gestion des matières résiduelles

Troc

Des journées de troc collectif sont organisées chaque année afin de promouvoir la réutilisation d’objets usagés. Le but consiste à diminuer la quantité de déchets produits par les gens (autre que les poubelles domestiques) en les encourageant de s’en départir d’une tout autre façon. L’idée est de créer un espace commun qui permet aux gens de se démunir de ces objets en les échangeant avec d’autres membres de la communauté. En plus de soutenir l’entraide dans la communauté et de sensibiliser la population à la récupération de matériel, cela permet de réduire le gaspillage inutile d’objets encore en bon état. Des objets tels que des livres, de la vaisselle, des outils ou des articles de jardinage pourront ainsi avoir une seconde vie.

Partage communautaire du 19 novembre 2017

Étagère de partage communautaire permanente

Invitation au partage communautaire

JARDIN

Monarques, effet papillon (2021)

Dans le cadre d’une initiative de la Fondation David Suzuki, Odanak est inscrite comme ville amie des monarques.
Depuis 2002, la population de monarques a diminué de 90 %. Une des raisons de cette diminution est que les chenilles doivent se nourrir d’une plante en particulier : l’asclépiade. Cette plante pousse dans les champs, les bordures de routes et est souvent considérée comme une mauvaise herbe. La reproduction des monarques est donc perturbée par la réduction de la présence de l’asclépiade, entre autres à cause des herbicides et des pratiques agricoles. Au stade adulte, le monarque effectue une longue migration, se déplaçant du Canada au Mexique pour passer l’hiver. On peut l’observer au Québec surtout pendant le mois de juin.
Ce projet permet donc à la communauté de connaitre davantage le monarque et d’être sensibilisée à leur préservation. Notamment, une activité de découverte a eu lieu au jardin communautaire à l’été 2021 ainsi qu’une distribution de graines d’asclépiades et de fleurs nectarifères. De l’asclépiade et des plantes nectarifères sont aussi plantés dans la communauté afin de créer des habitats favorables pour la reproduction du monarque.

Activité au jardin

Activité au jardin

Activité au jardin (2)

Activité au jardin (2)

Jardin et serre

À l’été 2018, l’équipe du BETO a entrepris des travaux de réaménagement du jardin communautaire d’Odanak afin de le rendre plus accessible et en assurer une meilleure gestion.

Le nouveau site comprend maintenant une serre (construite en 2017), 8 bacs au sol, 8 bacs surélevés et 2 bacs à fleurs, une clôture, un bac de récupération d’eau de pluie et des composteurs.

Pour les membres d’Odanak désirant utiliser le jardin communautaire, vous pouvez entrer en contact avec nous ou avec d’autres centres de service de la communauté afin de vous inscrire sur la liste des participants. Étant donné que les places sont limitées, il est important d’en aviser les gestionnaires le plus tôt possible en saison.

Ce projet a été rendu possible grâce à la Fondation TD pour l’environnement et en collaboration avec le Conseil de Bande d’Odanak, le Centre de Santé d’Odanak, le Grand Conseil de la Nation Waban Aki et aux Services à l’enfance et à la Famille des Premières Nations.

Tout cela s’ajoute à la nouvelle serre qui a été construite en 2017 grâce au soutien financier de Gaz Métro.

Bacs surélevés

Bacs au sol

Bacs à fleur

Serre

SENTIERS

Tolba et Koak

La communauté d’Odanak comprend deux sentiers qui ont été aménagés par le Bureau environnement et terre.

Le premier, le sentier Tolba, est un lieu de découverte de la culture W8banaki en interrelation avec le milieu naturel. De nombreux panneaux d’interprétation permettent d’en apprendre plus sur la culture ainsi que sur la faune, la flore et l’histoire du milieu.

Une jumelle d’approche est installée au belvédère du marais 2 pour l’observation.

Ce sentier est dans le milieu forestier bordant la rivière Saint-François et s’étend sur 2,2 km, du Musée des Abénakis jusqu’au sentier Koak.

Le second, le sentier Koak, est un sentier de 700 m à la sortie de la communauté (sur la rue Waban-Aki près de Notre-Dame-de-Pierreville). Le trajet parcourt une forêt de pin où il est possible d’y observer une faune abondante.

Les deux sentiers sont accessibles gratuitement et en tout temps et les chiens en laisse y sont acceptés. Nous recommandons cependant aux marcheurs et raquetteurs du sentier d’éviter de s’y trouver au lever et au coucher du soleil ainsi que de porter un dossard ou des couleurs vives afin de respecter les chasseurs qui utilisent aussi ce boisé de septembre à janvier.

Nouvelle tour d’observation

Escalier (nouvelle entrée)

Passerelle

Gazebo au début sur sentier Tolba (parc Odaskwin)

Interprétation sur les plantes médicinales

Belvédère donnant sur le marais 1

Jumelle d’approche au marais 2

Marais 1 en hiver

Marais 2 en été

Sentier Koak (accessible en chaise roulante)

Aire de repos au sentier Koak

Carte des sentiers

Dépliant sentier Tolba

ACTIVITÉS

Activités

Le personnel du Bureau environnement et terre participe à de nombreux événements communautaires, que ce soit pour la préparation de terrain ou pour l’animation. Voici quelques activités que nous réalisons annuellement ou sporadiquement.

Randonnées en Rabaska

Pêche extérieure

Pêche intérieure

Blanchissage de crâne

Interprétation de la nature avec des groupes scolaires ou autre

Fumage d’esturgeon jaune

Battage de frêne pour vannerie traditionnelle

Journée de la terre

ESPÈCES PARTICULIÈRES SUR LE TERRITOIRE

Au fil des années, nos travaux et nos observations nous ont permis de documenter la présence de nombreuses espèces à statut particulier sur le territoire d’Odanak. Il existe deux lois qui régissent la protection de ces espèces au Québec. D’abord, la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables assure un statut à certaines espèces au niveau PROVINCIAL, soit Menacé, Vulnérable, ou Susceptible d’être désigné comme menacé ou vulnérable. Au niveau FÉDÉRAL, c’est la Loi sur les espèces en péril qui veille à la protection de ces espèces. Au fédéral, avant d’être annexée à la loi, une espèce doit obtenir une évaluation du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Il arrive donc qu’une espèce obtienne un avis du COSEPAC, mais que celle-ci ne soit pas encore annexée au sens de la Loi.

Dans les deux cas, tant au provincial qu’au fédéral, la désignation légale d’une espèce en péril entraîne la mise en place d’un programme de rétablissement. Ces programmes sont des documents où on y décrit les informations les plus à jour sur l’espèce (situation démographique, habitat essentiel, connaissances scientifiques), les principales menaces qui font pression sur l’espèce et son habitat et les actions à entreprendre afin d’améliorer sa situation.

Voici un petit tableau qui réfère aux principales espèces aperçues sur le territoire.

Version Excel

Malheureusement, comme dans plusieurs autres endroits, le territoire d’Odanak abrite quelques espèces exotiques envahissantes (EEE). Une EEE est un végétal, un animal ou un micro-organisme (virus, bactérie ou champignon) qui est introduit hors de son aire de répartition naturelle et qui peut s’établir selon une rapidité et/ou une intensité pouvant constituer une menace pour l’environnement, l’économie ou la société. Au Québec, plus d’une vingtaine d’espèces sont déjà jugées préoccupantes (p.ex. phragmite, moule zébrée, gobie à tache noire, tanche) et de nombreuses autres sont à nos portes. À Odanak, nous avons documenté la présence de certaines d’entre-elles, dont le phragmite, la tanche et l’alpiste roseau. Il est important de demeurer à l’affut de ces espèces et de limiter leur propagation sur le territoire. Pour plus d’information, veuillez vous référer à ce site : https://www.pub.mddefp.gouv.qc.ca/scc/Catalogue/ConsulterCatalogue.aspx